Irrésistible.

Un charme, une attraction soudaine,
Et voilà qu'on sème nos vies,
Dans ce fantasme, jardin d'Eden,
Comme une irrésistible envie.

Mais d'où nous vient cet envoûtement,
Convoitise bien inassouvie,
Qui nous pousse presqu'aveuglément,
Comme une irrésistible envie.

Cet attrait, pour tous ceux qui osent,
Y résister sans préavis,
Renforcera alors l'hypnose,
Comme une irrésistible envie.

Pour quelles raisons sommes nous tentés,
Il en dépend notre survie,
Comme si nous étions aimantés,
Par une irrésistible envie.

Cette fascination commune,
Qu'on cherche parfois à écrémer,
Nous polarise un peu comme une,
Irrésistible envie d'aimer.
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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 19:52

En Marge.

J'ai souvent cette sensation,
Cette impression qui désoblige,
De n'être en fait que transition,
Aux demoiselles qui se dirigent,

Vers une vie meilleure et posée,
Après une légère commotion,
Sentimentale, souvent causée,
Par un trop plein de dévotion.

Je plonge là dans leur nébuleux,
Dans leurs doutes, étranges univers,
Où même si ça me pique les yeux,
Il me faut les garder ouverts.

C'est con l'amour, car on devient,
À son contact presque égoïste,
Mais il s'en va comme il s'en vient,
Tout simplement à l'improviste.

On y prend goût, on est avide,
Mais s'installent routine, habitudes,
Finalement, on s'emplit de vide,
Et de réelles fausses certitudes.

Tout en silence et sans un signe,
Il arrive qu'on ne sache même pas,
Qu'on a déjà passé la ligne,
Qu'on a déjà franchi le pas.

On est alors sur l'autre rive,
On a beau y croire, on se ment,
Notre amour est à la dérive,
Il a fait son déménagement.
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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 13:48

Le peu type rince.

Tous ces feuilletons, ces contes de fées,
Tous hypocrites et alarmants,
Me donnent envie d'les agrafer,
De dev'nir un prince s'armant.

S'armant de patience, il le faut,
Si son altesse vous fait la cour,
S'armant de courage aussitôt,
Pour ne pas crier au secours.

Couronne, sans même tirer les rois,
Pour juste orner vos petites têtes,
J'aim'rais jeter mon désarroi,
Et ces santons aux oubliettes.

Etes-vous certains d'être emballés,
A vous voir ainsi convaincus,
Je m'vois sur mon trône installé,
Mais sans la moindre feuille de PQ.

Curieux, je suis peut-être le fou,
Qui va vous tomber votre reine,
Je matte l'échec du fond d'mon trou,
Pion à la ranc½ur souveraine.

Reine qui aim'rait être sans cesse,
Plus royaliste que le roi,
Et vivre aux frais de la princesse,
En partageant quelques émois.

Moi, ma monture est sur ressort,
Et mon courage est plutôt mince,
JE suis peut-être le prince qu'on sort,
Mais j'préfère partir comme un prince.
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# Posté le mercredi 27 février 2008 09:48
Modifié le mercredi 27 février 2008 16:41

Sans colorant.

Ce texte est assez sec, bien que très coloré,
Il s'adresse aux blancs-becs, aux vies édulcorées.
Les brassages, les mélanges, leur donnent la jaunisse,
Ils voient rouge ou orange, quand ils croisent un métisse.

Mais c'est broyer du noir et surtout faire chou-blanc,
Qu'en l'autre ne vouloir, voir que le différent.
Il devient leur bête noire, cet autre qu'ils éliminent,
A force d'idées noires, ainsi ils font grise mine.

Ils n'ont aucune excuse, ces daltoniens moroses,
A tous ceux qui refusent de voir la vie en rose,
Je l'écris noir sur blanc, cessez donc d'être sots,
Et de faire semblant de noircir le tableau.

Soyez donc plus ouverts et cessez d'être aigris,
Otez donc vos ½illères, vous voyez tout en gris.
A tenter de voir l'autre uniquement comme un leurre,
La vie vous en fait voir de toutes les couleurs.

Cette peur bleue est une cage, une vraie cellule grise,
Louez le panachage et sortez de cette crise.
Vous vous faîtes marron, franchissez la ligne blanche,
Ne tournez plus en rond, vous avez carte blanche.

Toute votre colère noire, sur l'alliage des pigments,
N'est que fausse trajectoire, que mauvais croisements.
Il faut vous mettre au vert, sortir les drapeaux blancs,
Nous sommes tous similaires, blanc bonnet, bonnet blanc.
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# Posté le samedi 22 décembre 2007 07:19

Coup de pompe.

Pour ne plus marcher à cloche pied,
Et me projeter de l'avant,
Je cherche la chaussure à mon pied,
Qui pourrait m'aller comme un gant.

Je ne cherche ni une espadrille,
Ni une fourberie d'escarpin,
Tout juste un beau talon aiguille,
Pour moi la vilaine botte de foin.

Mais suis du genre à résilier,
Quitte à en perdre mon pantalon,
Plutôt qu'être dans ses p'tits souliers,
Je préfère tourner les talons.

Je sais que cela ne dénote,
Pas forcément d'une disgrâce,
Mais je n'aime pas lécher les bottes,
Au destin, le suivre à la trace.

Je n'aime pas lui cirer les pompes,
Unijambiste, embarrassé,
Je fais faux pas et je me trompe,
Car je finis par m'en lacet.

Je m'connais sous toutes les coutures,
Et si seulement j'essayais,
De vouloir autre chose qu'une pointure,
Je serais moins dépareillé.
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# Posté le mardi 28 août 2007 22:00
Modifié le mercredi 29 août 2007 07:56